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Chevron investit au Kurdistan d'Irak

Le groupe énergétique américain acquiert deux blocs pétroliers.

"Chevron va acquérir la part de 80% de la société Reliance Exploration & Production DMCC", filiale de l'indien Reliance, explique le groupe américain jeudi dernier, 19 juillet 2012, par le biais d'un communiqué. Il aura le contrôle opérationnel de deux blocs sur les blocs Rovi et Sarta, situés au nord d'Erbil, dans la région du Kurdistan d'Irak, et couvrant une zone combinée d'environ 1.124 km².

Les filiales de Chevron travailleront en partenariat avec OMV Rovi GmbH et OMV Sarta GmbH, filiales de la compagnie pétrolière autrichienne OMV qui détiennent les 20% restants de Rovi et Sarta, précise le communiqué officiel.

On observe depuis quelques années une nouvelle géopolitique au Kurdistan. 

Dans son article paru sur le site Rudaw.net (journal en ligne rédigé en anglais, qui traite particulièrement de l'actualité kurde, et plus largement du Moyen Orient - Irak, Turquie, Syri, Iran), Hoshmand Othman (diplômé de l'EHEES de Paris) rappelle en effet que depuis 2005, le Kurdistan irakien a commencé à inviter les compagnies pétrolières étrangères à explorer son sol. En mai dernier, lors d’un congrès sur le gaz et le pétrole, qui s’est tenu en mai dernier à Erbil, capitale du Kurdistan irakien, le Ministre en charge des ressources naturelles au sein du KRG (gouvernement régional du Kurdistan irakien), M. Ashti Hawrami, a annoncé qu'un accord a été trouvé entre la Turquie et le KRG afin de construire des pipelines pour exporter pétrole et le gaz du Kurdistan à la Turquie et puis vers le marché mondial.

Il s’agit là du premier pas de ce genre de la part du KRG. 

Cette "ouverture" quant à l’exploration et l’exploitation de la région kurde, continue de susciter de vives critiques du côté de Bagdad. La constitution irakienne reconnaît pourtant le Kurdistan comme une région fédérale officielle, dirigée par son parlement et son gouvernement régionaux, et permet aux Kurdes de conclure des contrats d’exploitation avec des sociétés étrangères, concernant les ressources naturelles dans leur propre région. 

La région du Kurdistan estime ses réserves pétrolières à 45 milliards de barils, l’équivalent de plus de 40 % de celles du reste de l'Irak. 

Il semble que Bagdad craigne sérieusement un déséquilibre dû au progressif développement économique de la Région du Kurdistan, riche en pétrole; dévelopement qui pourrait mener à une nouvelle autonomie politique. 

 

Article complet à télécharger (en anglais)

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