Le Gouvernement régional du Kurdistan renforce son engagement international en faveur de la biodiversité et de l’action climatique
Le Gouvernement régional du Kurdistan fait désormais partie des nouveaux membres figurant dans le rapport annuel 2025 de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), une reconnaissance qui témoigne de son engagement croissant en faveur de la protection de l’environnement, de la préservation de la biodiversité et du renforcement de la coopération régionale et internationale sur les enjeux climatiques.
Cette intégration au sein de l’UICN s’inscrit dans une stratégie plus large visant à développer les partenariats internationaux du Kurdistan dans le domaine de la conservation de la nature et du développement durable. Selon les autorités kurdes, cette adhésion permet d’accéder à un vaste réseau d’experts et d’organisations engagés dans la protection des écosystèmes, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques à l’échelle mondiale.
Conseillère principale du Premier ministre du Gouvernement régional du Kurdistan, Masrour Barzani, pour les affaires étrangères et le changement climatique, Bayan Sami Abdul Rahman a souligné que cette adhésion renforce les capacités de coopération du Kurdistan avec les acteurs régionaux et internationaux œuvrant pour la protection de l’environnement. Elle a également mis en avant l’importance accordée par le Premier ministre à la préservation de la richesse écologique du Kurdistan, notamment ses forêts, ses prairies, sa flore et sa faune, confrontées à des défis environnementaux croissants.
La création, fin 2023, de l’Unité du changement climatique au sein du cabinet du Premier ministre illustre la volonté des autorités kurdes d’inscrire les questions environnementales parmi les priorités de l’action publique. La lutte contre la pollution, la préservation des espaces forestiers et la protection des ressources naturelles figurent ainsi au cœur du programme du neuvième cabinet du KRG.
Dans cette dynamique, le ministère de l’Intérieur du Gouvernement régional du Kurdistan a récemment annoncé la mise en œuvre de sanctions visant à lutter contre les dépôts de déchets et les atteintes à l’environnement. Cette mesure s’inscrit dans la stratégie de conservation portée par le Premier ministre Masrour Barzani et vise à renforcer la responsabilité collective en matière de protection du cadre naturel.
Devenu officiellement membre de l’UICN en octobre 2024, le Kurdistan bénéficie désormais des opportunités offertes par un réseau regroupant plus de 1 400 organisations à travers le monde. Cette adhésion permet notamment d’aligner les politiques environnementales régionales sur les standards internationaux, de renforcer les capacités institutionnelles face aux effets du changement climatique, de promouvoir une gestion durable des ressources naturelles et d’encourager le développement de l’écotourisme ainsi que des investissements verts.
Fondée en 1948, l’Union internationale pour la conservation de la nature constitue aujourd’hui le plus vaste réseau mondial consacré à la protection de l’environnement. Elle rassemble gouvernements, organisations internationales, institutions scientifiques et acteurs de la société civile afin de promouvoir des solutions fondées sur la science pour la conservation de la nature et le développement durable.
L’engagement international du Kurdistan en matière climatique s’est également illustré lors de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP29), organisée à Bakou en novembre 2024. À cette occasion, Bayan Sami Abdul Rahman a attiré l’attention de la communauté internationale sur les conséquences du changement climatique pour les populations réfugiées accueillies dans la région du Kurdistan, soulignant la nécessité d’une réponse coordonnée face aux défis environnementaux et humanitaires contemporains.
À travers ces initiatives, le Gouvernement régional du Kurdistan affirme sa volonté de contribuer activement aux efforts internationaux de préservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique, tout en inscrivant la durabilité environnementale parmi les piliers de son développement futur.